Laure C.

Actualités

 

 

  • Galerie 15 √† Ales du 4 au 30 Novembre 2011

 

 

 

 

 

Galerie 15

15, Rue Edgar Quinet

30100 ALES

 

Tél : +(33) 4 66 30 39 74

 

Du mardi au samedi de 14h à 19h

 

www.galerie15.fr

 

 

 

 

 

 

  • Les Chats et l'Art

 

 

 

 

Espace Congrès

Place de l'H√ītel de Ville

42300 ROANNE

 

19-20 Novembre 2011

 

 

English at bottom of the page

All contents copyright

© 2010 by Laure Coudour

All right reserved

A suivre sur cette page :

  • expos pr√©c√©dentes
  • dossier de presse sur les "Coquettes"
  • article Magazin'Arts en anglais

 Exposition permanente Galerie du Vieux Port √† Montr√©al

 

 

Galerie d'Art du Vieux Port

15, Rue de la Commune Ouest

MONTREAL, QUEBEC

H2Y 2C6

 

Tel : 514-439-9366

 

info@galerieduvieuxport.com

 

www.galerieduvieuxport.com

 

 

 

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V

Les Coquettes prennent leurs quartiers d'été ....

 

Route du Rawyl 26, 3963 Crans Montana (Suisse)

 

Horaires d'ouverture :
Mercredi 14:00 à 18:00
Jeudi 14:00 à 18:00
Vendredi 10:00 à 13:00 et 15:00 à 19:00
Maribel Torrent   079/543.99.13           Paulina Altuna     079/796.83.21
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  • √† Monaco, chez Lina's
                 Du lundi au samedi de 10h √† 19h30
Metropole Shopping Center, Monte-Carlo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • et √† Perreux, pr√®s de Roanne (42300 France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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Expos

précédentes

 

Metropole Shopping Center, à Monte-Carlo,

du 8 Mai au 12 Juin 2011

 ‚Äúles Coquettes √† Monaco‚ÄĚ

 

Cr√©√©es exclusivement pour l'exposition de Monte-Carlo, ces ¬ę Coquettes ¬Ľ gracieuses, √©l√©gantes et raffin√©es tentent de vous s√©duire, de flirter avec votre regard pour mieux vous faire r√™ver.

 

Chacune porte un pr√©nom qui vous invite √† converser avec elles, √† leur confier vos id√©es, vos secrets, ‚Ķ dans vos salons, vos alc√īves, vos chambres √† coucher ou ailleurs. Conversations qui resteront √† jamais secr√®tes et confidentielles...

 

De par leurs formes, leurs couleurs, leur attitude, leur style elles nous étonnent…

 

Elles n'ont rien d'ordinaire ou d'insignifiant, mais parfois un coté exotique qui nous touche.

On les imagine avec un destin singulier.

 

 

Laure C. tente de magnifier l'Eternel Féminin

 

Laure Coudour

 

laurecoudour@yahoo.fr

0041 76 382 19 60

0041 78 866 32 46

 

Rue Marc MORAND 8

CH 1920 MARTIGNY 

BIOGRAPHIE

 

Laure C. est issue d'une famille d'artistes; sa grand-mère paternelle peignait, son père est artiste peintre à Roanne; l'histoire continue.

Enfant, elle a commenc√© par dessiner et peindre attabl√©e aux c√īt√©s de son p√®re: tout support √©tait alors pr√©texte √† cr√©er (galets, bo√ģtes, portes, murs...)

¬ę J'aime peindre depuis que je suis toute petite. ¬Ľ

 

Son parcours

 

Apr√®s deux ans pass√©s aux Beaux-Arts de Lyon, elle rejoint l'E.S.A.G. (√Čcole Sup√©rieure d'Arts Graphiques) √† Paris ou elle b√©n√©ficie de l'enseignement de graphistes et photographes reconnus.

Lorsqu'elle décide de se consacrer uniquement à la peinture, elle choisit les coqs, symbole de la Bresse, comme sujet de prédilection et les expose alors chez Georges Blanc à Vonnas.

Pour lui elle réalise également quelques menus.

Après avoir peint un grand nombre d'autres animaux et portraits, elle entame sa période

¬ę Coquettes ¬Ľ.

 

Son univers, Son travail

 

Au d√©part, elle avait besoin de murs blancs pour exciter sa cr√©ativit√©; ceux de son atelier sont recouverts de couleurs par les dessins de ses enfants. Petit √† petit, ce sont eux qui lui ont fa√ßonn√© son ¬ę cocon ¬Ľ.

 

Elle a besoin de musique pour faire taire ses angoisses et éviter la crispation physique qu'induit le silence. Les artistes qu'elle écoute lui inspirent parfois les ambiances de ses toiles.

 

Elle peint tous les jours.

Pour elle la peinture n√©cessite un entra√ģnement quotidien, comme pour un sportif de haut niveau. C'est le seul moyen de progresser, d'√©voluer.

 

Elle a l'angoisse de la ¬ę toile blanche ¬Ľ, et ce n'est qu'une fois un tableau entam√© que lui vient l'id√©e du prochain. Mais bien souvent elle pense le peindre en dominante verte, puis se rend compte au final qu'elle est rouge. Une toile en am√®ne une autre.

 

Laure consid√®re son travail comme proche de celui d'un artisan, ou s'exprime de mani√®re souvent instinctive son go√Ľt obsessionnel pour la couleur.

 

Ses ma√ģtres

 

Elle aime Pablo PICASSO ( évidemment), Francis BACON (plus improbable), Pierre SOULAGES, Niki de SAINT-PHALLE ou Richard LINDNER...

 

Elle admire également les créateurs de mode comme Jean-Charles de Castelbajac, Karl Lagerfeld et Vivienne Westwood. Elle porte beaucoup d'intérêt au discours et àl'imagination des stylistes qu'elle considère comme des artistes complets.

 

Les ¬ę coquettes ¬Ľ

 

Laure aime tellement le féminin

 

¬ę les femmes, c'est un beau sujet! ¬Ľ

 

Sujet éternel, sujet à controverse, sujet objet, sujet d'attention, …

Sujet d'amusement et de légèreté aussi.

 

Peut-√™tre prisonni√®re du perfectionnisme qui l'anime, elle a du mal √† terminer une toile. Ce go√Ľt du d√©tail refl√®te le soin qu'elle apporte √† la coquetterie de ses sujets.

 

Elle peint les visages de face car il est plus facile d'engager un dialogue avec ces dames. A l'oppos√© de la tendance moderne, elle peint au sens propre sans √©paisseur, une peinture ¬ę lisse ¬Ľ, car cette technique est plus favorable √† la suggestion, √† l'imagination, au phantasme du visiteur qui ne s'accroche ni √† un volume, ni √† une mati√®re.

La beaut√© int√©resse l'√Ęme et permet d'approcher le divin.

Le graphisme parfait rapproche du matérialisme et de la réalité souvent cruelle du monde.

 

L'√©rotisme qui se d√©gage de ses personnages glamour est toujours sugg√©r√©, jamais affich√©. Rien ne peut bloquer l'interpr√©tation du spectateur qui aime faire ce travail d'appropriation de l'Ňďuvre.

 

Sa ¬ę touche finale ¬Ľ se traduit toujours par l'application de perles ou cabochons. A l'instar d'une petite main, tout en pr√©cision. C'est ce d√©tail qui interpelle, amuse ou √©meut parfois.

La beauté s'exprime tout autant dans la femme que dans ses accessoires.

Laure aime l'accessoire qui embellit, tant dans la tenue qu'elle dessine, qu'avec l'animal qui accompagne souvent ses personnages.

 

Des cr√©ations originales et des impressions sur b√Ęche encadr√©es

 

Pour cette exposition, Laure C. propose beaucoup de mod√®les originaux, et des impressions sur b√Ęches encadr√©es, pour remplir les murs blancs des architectures modernes aux grands volumes. Elles sont pour elle une lithographie revisit√©e.

 

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Laure C.

N√©e le 4 Ao√Ľt 1971 √† Roanne (Loire-France)

mari√©e, 3 enfants

 

Formation

 

1989- Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Lyon

1991- Ecole Supérieure d'Arts Graphiques (ESAG) à Paris

1995- Dipl√īme de Graphiste Concepteur (ESAG)

 

Expérience Professionnelle

 

1996- Chargée de création chez Drooper (Paris)

Création de produits textiles, produits dérivés et

packaging pour les musées

2003- Professeur d'Arts plastiques au collège A.Schweitzer à Roanne (Loire)

 

 

Free lance/ Illustration

 

¬ę Sur la piste des f√©lins ¬Ľ √©ditions Nathan

Illustrations pour différents menus, produits textiles et assiettes

pour le restaurant Georges Blanc

Créations graphiques autour du thème des rois de France

pour la boutique du Musée de la Monnaie de Paris

Illustration pour les vins Georges Duboeuf

 

Depuis 2005: vit, travaille et expose à Martigny (Suisse)

 

Expositions

 

Le Coteau, Roanne, Martigny, Alès ...

L'éternel féminin (TD, la Culture)



Texte de
Simone de Beauvoir extrait du Deuxième sexe (1949)


" Les coutumes, les modes, se sont souvent appliqu√©es √† couper le corps f√©minin de sa transcendance : la Chinoise aux pieds band√©s peut √† peine marcher, les griffes vernies de la star d'Hollywood la privent de ses mains, les hauts talons, les corsets, les paniers, les vertugadins, les crinolines √©taient destin√©s moins √† accentuer la cambrure du corps f√©minin qu'√† en augmenter l'impotence. Alourdi de graisse, ou au contraire si diaphane que tout effort lui est interdit, paralys√© par des v√™tements incommodes et par les rites de la biens√©ance, c'est alors qu'il appara√ģt √† l'homme comme sa chose. Le maquillage, les bijoux, servent aussi √† cette p√©trification du corps et du visage. La fonction de la parure est tr√®s complexe ; elle a chez certains primitifs un caract√®re sacr√© ; mais son r√īle le plus habituel est d'achever la m√©tamorphose de la femme en idole. Idole √©quivoque : l'homme la veut charnelle, sa beaut√© participera √† celle des fleurs et des fruits ; mais elle doit aussi √™tre lisse, dure, √©ternelle comme un caillou. Le r√īle de la parure est √† la fois de la faire participer plus intimement √† la nature et de l'en arracher, c'est de pr√™ter √† la vie palpitante la n√©cessit√© fig√©e de l'artifice. La femme se fait plante, panth√®re, diamant, nacre, en m√™lant √† son corps des fleurs, des fourrures, des pierreries, des coquillages, des plumes ; elle se parfume afin d'exhaler un ar√īme comme la rose et le lis : mais plumes, soie, perles et parfums servent aussi √† d√©rober la crudit√© animale de sa chair, de son odeur. Elle peint sa bouche, ses joues pour leur donner la solidit√© immobile d'un masque ; son regard, elle l'emprisonne dans l'√©paisseur du kh√īl et du mascara, il n'est plus que l'ornement chatoyant de ses yeux ; natt√©s, boucl√©s, sculpt√©s, ses cheveux perdent leur inqui√©tant myst√®re v√©g√©tal. Dans la femme par√©e, la Nature est pr√©sente, mais captive, model√©e par une volont√© humaine selon le d√©sir de l'homme. Une femme est d'autant plus d√©sirable que la nature y est davantage √©panouie et plus rigoureusement asservie : c'est la femme ¬ęsophistiqu√©e¬Ľ qui a toujours √©t√© l'objet √©rotique id√©al. (...)
Cependant c'est l√† le premier mensonge, la premi√®re trahison de la femme: c'est celle de la vie m√™me qui, f√Ľt-elle rev√™tue des formes les plus attrayantes, est toujours habit√©e par les ferments de la vieillesse et de la mort. L'usage m√™me que l'homme fait d'elle d√©truit ses vertus les plus pr√©cieuses : alourdie par les maternit√©s, elle perd son attrait √©rotique ; m√™me st√©rile, il suffit du passage des ans pour alt√©rer ses charmes. Infirme, laide, vieille, la femme fait horreur. On dit qu'elle est fl√©trie, fan√©e, comme on le dirait d'une plante. Certes, chez l'homme aussi la d√©cr√©pitude effraie ; mais l'homme normal n'exp√©rimente pas les autres hommes comme chair ; il n'a avec ces corps autonomes et √©trangers qu'une solidarit√© abstraite. C'est sur le corps de la femme, ce corps qui lui est destin√©, que l'homme √©prouve sensiblement la d√©ch√©ance de la chair. "

 

 

            Surlign√© par l'Artiste

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Photos (c) Jean-Pierre ICARDO

L'√Čternel f√©minin

 

(Il a été volontairement pratiqué dans ce texte des coupures... des modifications afin de permettre une lecture plus poétique … (Texte original dans écrits du temps de la guerre)

 

ab initio creata sum...

 

Je suis apparue dès l'origine du Monde...

Dès avant les siècles je suis sortie des mains de Dieu...

√Čbauche destin√©e √† s'embellir √† travers les temps

Coop√©ratrice de Son Ňďuvre

 

C'est Moi la face conjonctive des êtres...

Moi le parfum qui les fait accourir et les entra√ģne

librement... passionnément

sur le chemin de leur unification

 

Je suis le Charme mêlé au Monde pour le faire se grouper

L'Idéal suspendu pour le faire monter

 

Je suis l'Essentiel Féminin

 

¬į

 

Avec la Vie, j'ai commencé à prendre corps

en des êtres choisis pour être mon image

 

C'est moi, le Rayon unique par o√Ļ il est excit√©

et au sein duquel vibre tout cela...

 

L'homme , synthèse de la nature, fait bien des choses

avec le Feu qui br√Ľle en son cŇďur...

 

Il accumule la Puissance

poursuit la gloire, crée la Beauté

il se voue à la science...

 

Et il ne se rend pas compte

que sous tant de formes diverses

c'est toujours la même passion qui l'anime

épurée, transformée... mais vivante !

 

l'Attrait Féminin

+

 

et usque ad futurum saeculum non desinam...

 

Tandis que mon image trompeuse

continue à fasciner le voluptueux vers la Matière

Ma Réalité s'est élevée, attirante

 

Je séduis toujours ...mais vers la Lumière !

J'entra√ģne encore...mais dans la Libert√© !

 

¬į

 

Il a besoin de Moi pour sensibiliser ses puissances

et √©veiller son √Ęme √† la passion du divin

 

Le féminin, c'est sa nature même

doit aller en s'accentuant sans cesse

dans un Univers qui n'a pas fini d'évoluer...

 

La femme n'a pas cessé depuis les origines

de prélever pour elle la fleur

de tout ce que produisaient la sève de la Nature

et l'artifice humain

 

Qui pourrait dire en quel bouquet de perfections

individuelles et cosmiques

je m'épanouirai au soir du Monde ... ?

 

Je suis l'immarcescible Beauté des temps à venir...

 

Je suis l'idéal Féminin

 

¬į

 

Plus, ainsi, je deviendrai Femme

plus immatérielle et céleste se fera ma figure

 

¬į

 

Et à ce moment vous admirez...

 

Que dans les longs plis de mes charmes

se déroule toujours vivante

la série des attractions successivement traversées

qui depuis les confins du Néant

ont fait accourir et se rassembler

les éléments de l'Esprit...par amour

 

 

Je suis l'Eternel Féminin

 

+

 

( Pierre Theillard de Chardin - Verzy 19-25 mars 1918)

 

English

 

(Biography available on Bio-Contact page)

Article Publié dans Magazin'Arts

Printemps 2011